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Vérités sur le danger des huiles essentielles

Voici un article invité sur les dangers des huiles essentielles, rédigé par Cécile Mahé du blog Plante Essentielle. Je la remercie de m’avoir proposé ce texte qu’elle a écrit spécialement pour les lecteurs de mon blog.

Il circule toutes sortes d’informations contradictoires sur Internet concernant les dangers des huiles essentielles. Les dosages, les modes d’administration, les utilisations… comment croire les yeux fermés tous ces sites qui divulguent de l’info sans avoir testé ? Bon, évidemment, il y a le blog de Sandrine, Aromalin, qui rassemble vraiment une grosse base de connaissances où piocher en toute sécurité. Et si c’était possible d’être plus autonome dans notre utilisation et les choix à faire ?

Cette voie, c’est celle que j’ai choisie sur mon blog. Donner les informations nécessaires pour utiliser les huiles essentielles, les bases, pour comprendre comment ça marche, pourquoi certaines sont contre-indiquées et d’autres pas. Et je cherche, je fouille… et je finis par trouver des infos !

Et cette information, on la trouve en regardant la composition chimique des huiles essentielles. C’est elle qui va nous dire :

    1. à quoi sert notre huile essentielle
    1. quelle est sa voie d’utilisation
    1. quel est le dosage, la dilution à respecter
  1. quelles sont les contre-indications associées.

Oui, tout ça ! Alors que si peu d’articles en parlent sur le net, c’est bien le chémotype de l’huile essentielle qui donne l’information la plus importante à regarder avant utilisation. Le chémotype, c’est tout simplement le composé chimique majoritaire dans l’huile essentielle. Vous savez, ces noms barbares en -ol, -ène marqués en tout petit sur le flacon. Et selon à quelle famille biochimique il appartient, cela va nous donner pleins de renseignements, comme les dangers des huiles essentielles. Comme une empreinte !

Voici un petit pense-bête qui récapitule les 5 grandes familles biochimiques que l’on rencontre le plus fréquemment et 1 composé à connaitre. Si votre huile essentielle contient majoritairement…

1. Des monoterpénols

Elle est une amie pour votre peau et des cosmétiques home-made

Le danger des huiles essentielles riches en monoterpénols est presque inexistant, c’est celles que je préfère. Déjà à l’odeur, mais bon, ça c’est pas très objectif, mais surtout, ce sont les plus faciles à manier. Amies des enfants, bien tolérées sur la peau, certaines peuvent même s’appliquer pures sur la peau (sans en abuser quand même). Clairement ce sont elles qui sont à mettre dans les cosmétiques !

On retrouve le terpinène-4-ol du Tea tree. Mais aussi : linalol (Lavande officinale, Thym à linalol), géraniol (Géranium rosat), citronnellol (Citronnelle de Java)

Attention cependant, tout ce qui se termine en –ol n’est pas un monoterpénol.

Le faux-ami : le 1,8-cinéole (appelé aussi eucalyptol) n’est pas un monoterpénol mais un oxyde monoterpénique, c’est votre meilleur ami en ce qui concerne l’encombrement des bronches (par exemple l’huile essentielle d’eucalyptus radié).

2. Des phénols

La voie orale par excellence mais attention au foie !

Il s’agit d’huiles essentielles issues de plantes utilisées dans la cuisine… ce sont très souvent les huiles essentielles des plantes aromatiques classiques comme le Thym à thymol, la sarriette des montagnes (carvacrol), l’origan (carvacrol), le clou de girofle (eugénol). Le danger des huiles essentielles à phénol est bien présent.

Si elles peuvent causer des brûlures à la peau (il serait impensable de les appliquer sans une dilution très importante) et sont interdites à la diffusion car elles irritent les voies respiratoires… c’est par la voie orale qu’elles expriment toute leur puissance d’anti-bactériennes à spectre large (ORL, voie digestive, urinaire… partout où il y a une bactérie qui se cache) et anti-virales. Mais attention, il est préférable de les utiliser sur des traitements de courte durée (5-7 jours), les doses ingérées sont faibles et il vaut mieux les diluer dans un support adapté. A éviter si gastrite ou ulcère gastro-duodénal.

Ne pas les confondre, même s’ils se terminent aussi en –ol avec les monoterpénols vus plus haut !

3. Les monoterpènes

Risque d’allergie par voie cutanée. Place à la voie orale et à la diffusion

Le danger de ces huiles essentielles là est l’irritation pour la peau, si elles sont utilisées pures. Il est donc possible de les appliquer sur la peau, en les diluant suffisamment pour ne pas s’irriter.

En diffusion par contre, ce sont de bons antiseptiques atmosphériques. C’est bon à savoir pour prévenir les petits maux de l’hiver et dire « Oust » aux microbes qui se baladent par froides températures.

On fera attention à la conservation des huiles essentielles riches en monoterpènes car elles sont plus susceptibles de s’oxyder que les autres et de provoquer, par la voie cutanée, une réaction allergique.

On trouve dans cette famille ceux qui se finissent en –ène, par exemple le limonène de l’essence de citron . Il y a aussi : alpha et bêta-pinène (huiles essentielles de Pin), terpinène (Cumin), paracymène (Thym à thymol), sabinène, …

4. Les lactones

S’en méfier comme de la peste

Bon, c’est pas sympa pour les lactones, mais franchement, elles font pas rêver : le danger de ces huiles essentielles sont neurotoxiques, abortives, allergisantes par voie cutanée… Avec celles-ci, il faut bien se renseigner avant utilisation sur les dosages, contre-indications et durée de traitement. Évidemment, pour les femmes enceintes et allaitantes, les enfants, on oublie.

Les lactones les plus courantes : alantolactone (Inule), costunolide (Laurier noble), myrtucommulone (Myrte).

5. Les cétones

Une arme à double tranchant par voie cutanée

Pour les non spécialistes du dosage millimétré, on oublie tout de suite la voie orale pour ces huiles essentielles neurotoxiques et abortifs, qui sont formellement interdites aux femmes enceintes et aux enfants avant 3 ans, prudence aux enfants entre 3 et 6 ans. Les cétones risquent de provoquer des convulsions chez l’enfant et des crises d’épilepsie chez l’adulte si elles sont mal dosées et utilisées. A éviter chez les personnes épileptiques ou si antécédent de convulsions.

La plupart sont interdites en diffusion... reste donc la voie cutanée.

Et c’est bien la meilleure option pour ces amies de la peau dont la réputation de régénérante cutanée n’est plus à faire ! Mais, pas d’enthousiasme démesuré non plus, hein… les contre-indications mentionnées plus haut restent valables, même par voie cutanée.

On retrouve dans cette catégorie le verbénone de l’huile essentielle de Romarin à verbénone. Mais aussi : le menthone (Menthe poivrée), le camphre qu’on trouve parfois sous le doux nom de bornéone (Romarin à camphre), etc.

Il ne faut pas les confondre avec les lactones qui elles aussi se terminent en –one. Mais comme elles sont toutes deux interdites aux femmes enceintes, finalement, c’est aussi simple…

6. Les furocoumarines

LE composé photosensibilisant à connaître
La particularité de ce composé, c’est que peu importe en quelle quantité il est présent dans votre huile essentielle. Le seul fait qu’il soit là la rend photosensibilisante.
Ca veut dire quoi?
Ca veut dire que appliquée sur la peau (même diluée) avant de sortir au soleil (même si on ne va pas à la plage), une huile essentielle photosensibilisante peut causer des réactions cutanées, des brûlures, voire des tâches de dépigmentation irréversibles. La bonne nouvelle, c’est qu’il y a seulement deux familles d’huiles essentielles dans lesquelles on retrouve les furocoumarines:
– les huiles essentielles ou essences réalisées à partir des zestes d’agrumes (orange, bergamote, citron, mandarine, etc). A noter que les huiles essentielles qui proviennent des fleurs (ex: Néroli) ou des feuilles (ex: Petit-Grain bigarade )de ces agrumes ne sont pas concernées par la mise en garde.
– les huiles essentielles qui proviennent des plantes de la famille des Apiacées. Ce sont toutes les plantes de la famille de la Carotte sauvage qui forment de jolies inflorescences blanches en ombelles (Aneth, Angélique, Cumin, Fenouil, Persil, Céleri etc.)
Donc pour conclure, avec toutes ces huiles essentielles, on évite de les appliquer sur la peau moins de 8h avant une exposition au soleil. La prise par voie orale est également concernée, bien qu’un peu moins problématique.

6. Résumons

 Pour se résumer, on peut garder en tête les 5 points suivants :

Il existe d’autres familles biochimiques telles que les aldéhydes terpéniques et cinnamiques, esters, oxydes, acides, coumarines, diones, phtalides, composés azotés et soufrés.

7. A votre tour ! 

Ne fermez pas tout de suite cette page. Allez regarder vos huiles essentielles. Si le composé majoritaire ou chémotype (noté aussi ct.) est mentionné sur le flacon : bingo ! Sinon, voyez si vous pouvez obtenir l’information auprès du vendeur, sur son site internet.

Vous aimez comprendre le pourquoi du comment et vous vous intéressez aux dangers et contre-indications des huiles essentielles pour pouvoir les utiliser sans danger au quotidien ? Allez jeter un œil sur mon blog Plante-Essentielle !

Précaution Aromalin : les informations données dans cet article sont à titre d’information. Je préfère laisser cette petite note pour rappeler qu’il faut toujours se renseigner sur les indications et précautions avant d’utiliser une huile essentielle. Si vous n’êtes pas sûr de vous, n’hésitez pas à demander l’avis à votre pharmacien.

Est-ce que le côté chimie des huiles essentielles vous a intéressé ? N’hésitez pas à donner votre avis, j’ai hâte de le connaître.

Précautions :

Les informations de ce blog sont à titre informatif. Je tiens à vous informer que je me dégage de toute responsabilité quant à votre utilisation des HE sur vous-même ou une autre personne. Référez-vous toujours à votre médecin pour vous soigner.

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